Une poésie orale pour chanter ses maux – DGD TV

Né d’une idée du poète américain Marc Smith en 1986 dans le but de rendre les lectures de poèmes à la fois moins élitistes et moins ennuyeuses et pour rendre libre les amoureux des mots; le slam a fait ses premiers pas dans le monde littéraire auréolé par le soleil du verbe bien rythmé et rimé. Cette nouvelle tendance poétique s’épandre en Amérique, puis en Europe notamment avec l’auteur autrichien Norbert Gstrein en 1992.

En effet le petit- fils de la littérature s’impose et continue à s’étendre jusqu’à toucher l’horizon haïtien dans les années 2000 avec les formations des ateliers et les assistances des jeunes qui s’adonnaient passionnément à cette nouvelle forme de poésie. D’après l’histoire littéraire nationale, les auteurs et travailleurs de l’écriture se font toujours de leur plume leurs armes de combats. Ainsi le slam, un concept anglais qui signifie claquer en français, a subi une autre influence chez nous et considéré comme un excellent outil pour chanter ses maux avec des mots tantôt beaux, tantôt tristes afin de faire passer ses revendications; exprimer ses sentiments; honorer ou apprécier un être aimé.

En ajout des contes, des audiences, le slam s’érige une forteresse avec de belles productions des jeunes qui se sont distingués qu’à l’échelle nationale et internationale et permettre au bicolore de flotter dignement. Par conséquent, dans l’objectif de structurer ce beau métier de verbes, une fédération de slam a été légalement créé en 2020 afin de faciliter le chemin périlleux emprunté par les passionnés de cet art oral et plein d’images dont l’interprétation vient du coeur et capable de toucher les âmes les plus solides.

Si le slam  peut être considéré comme un art de divertissement dans les pays à qui revient sa paternité; il est cependant  perçu en Haïti comme un engagement social, politique et littéraire pour le bien-être et la survie de la littérature orale et surtout pour engager et inciter les jeunes à participer dans la fondation d’une autre société et d’un autre avenir.

Alors en ce 29 avril baptisé journée internationale du slam, c’est une occasion spéciale pour les jeunes slameurs/ slameuses d’Haïti à claquer, se réinventer et chanter leurs mots pour guérir les maux d’Haïti par la voie/ voix bienfaitrice de cette poésie orale.

Eunice LÉONARD

Publié par DGD TV

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