La poésie, un outil pour la reconstruction d’Haïti – DGD TV

 

Un mélange de plusieurs langues synchronisant l’âme, le cœur et le corps pour créer des images animées par des sons, des sentiments, des vécus et de l’histoire d’un peuple qui ne peut conter verbalement ; de là résulte ce précieux art de langage qu’est la poésie haïtienne dans toute sa pluralité, son esthéticité et son historiographie. Ainsi, Dans les décombres de la colonisation, les héritiers de la liberté ont acquis cet outil d’indépendance d’où sa grande contribution à notre histoire en tant que peuple.

En effet, James Noël, en 2015 eut à dire  » l’histoire d’un peuple est souvent couvée à même sa poésie ». Aujourd’hui, 21 mars 2023, baptisée JOURNÉE MONDIALE DE LA POÉSIE par convention de l’ONU, la poésie peut être considérée comme un appel à la reconstruction de la nouvelle Haïti par ses potentielles richesses malgré toutes ses misères soulignées par Maryse Condé. De plus, elle est une forme de communication, de revendications, de dénonciations depuis la période précolombienne jusqu’à nos jours. Par ailleurs, la poésie haïtienne et la politique constituent un ensemble dans l’histoire de la politique haïtienne et l’a grandement influencée à travers sa pensée et l’idéologie prônées.

Alors, aujourd’hui, au moment où la colonne vertébrale du pays est dysfonctionnelle, la poésie peut aider à sensibiliser les gens aux problèmes rencontrés par Haïti et à encourager l’empathie et la solidarité envers le pays et sa population. Elle peut également servir de moyen de guérison pour les personnes touchées par les événements traumatisants et aider à exprimer leur douleur et leur espoir pour l’avenir comme fut le cas pour des poètes patriotes et défenseurs de la nation et de la République regroupés en écoles, générations et créant des revues, des ateliers dans l’objectif de bonnes gouvernances et de meilleures conditions de vies.

René Depestre, poète haïtien en hommage à la poésie a écrit : « la poésie est le seul état de la vie qui permet de marcher pieds nus sur des kilomètres de braises et de tessons ou de traverser à dos de requins un bras de mer en furie ». Donc la poésie peut être d’une part, un outil d’adaptation mais d’autres part, un élément fondamental pour sortir de sa zone de confort. 

En guise de conclusion, pour répéter Le rappeur/slameur, poète KERY James « si écrire c’est oser, alors osons l’impossible avec la poésie pour la reconstruction d’Haïti dans ce cataclysme quotidien ».

Eunice LÉONARD

Publié par DGD TV

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