Dans un épisode exceptionnel de La vie dans la cité, l’ingénieur géologue Claude PRÉPETIT, l’un des experts les plus respectés dans le domaine, a captivé les téléspectateurs avec son analyse perspicace des ressources minières d’Haïti. Chaque dimanche, cette émission, animée par la dynamique Djina Guillet Delatour, spécialiste en santé communautaire, met en lumière des enjeux cruciaux pour le pays. Et cette fois-ci, le minier de renom a dévoilé une réalité méconnue : Haïti regorge de ressources, mais leur exploitation demande une approche intelligente et responsable.
L’invité, au ton calme mais assuré, a commencé par rappeler que l’exploitation minière ne se résume pas à un simple acte de recherche de trésors dans le sol. Pour lui, chaque décision doit reposer sur des connaissances solides, des études scientifiques sérieuses et un respect scrupuleux des normes internationales. Le géologue a insisté sur l’importance de ces éléments pour éviter des erreurs qui pourraient ternir l’image du pays à l’échelle mondiale. Dans son discours, il a mis l’accent sur l’aspect stratégique de l’exploitation, soulignant qu’une gestion rigoureuse et éclairée est primordiale pour l’avenir de la nation.
L’expert a aussi fait découvrir un autre aspect fascinant et trop souvent ignoré des ressources naturelles haïtiennes : les géothermiques. Selon lui, ces sources chaudes, riches en minéraux, notamment dans le Sud-Est et la Plaine du Cul-de-Sac, n’ont pas encore été exploitées à leur plein potentiel. Ces ressources, malgré leur faible teneur en certains minerais précieux, ont un potentiel énergétique considérable, capable de répondre aux besoins de certaines régions et de contribuer à une transition énergétique plus verte et durable pour le pays.
Mais l’exploitation minière, selon Claude PRÉPETIT, ne doit pas se limiter à l’extraction brute des ressources. Il a mis en avant une vision plus humaniste, qui inclut la création de véritables bénéfices pour les communautés locales. L’idée est de réinvestir une partie des profits dans des projets de développement comme des écoles, des hôpitaux ou des infrastructures routières. Il a également averti des dangers de la surexploitation, citant notamment l’exploitation anarchique du sable, qui met en péril les écosystèmes et l’approvisionnement en sable pour la construction. Prépetit a conclu en appelant à une révision du cadre législatif pour encadrer efficacement le secteur, en garantissant la transparence et le respect des droits humains et de l’environnement.
La Rédaction