Grandir, réussir, sortir de l’ombre ; des verbes conjugués à l’infinitif, des expressions inexprimables voire étrangers aux jeunes des quartiers populeux qui s’érigent en forteresse à la vie. La contradiction des préoccupations des jeunes des quartiers populeux par rapport à leurs rêves devient un obstacle au quotidien. Sujets à des interrogations comme : c’est quoi la vie ? Comment la vivre ? Pourquoi j’existe ? Pourquoi moi et tant d’autres. Des questions auxquelles la société leur devait des réponses.

Avoir la possibilité de scruter l’aube dans des zones dites défavorisées est souvent considéré comme la peste sociale dans la sphère de la sociologie car la plupart de ses études ont effectuées au sein de ces quartiers et nombreux phénomènes en découlent tels que la déviance, la délinquance juvénile, la violence concentrée, la psychopathie et même la criminalité. Ainsi, il n’y a presque aucune fierté à se vanter d’être « un enfant du ghetto » car c’est amorcer une bombe atomique sociale à retardement. Toutefois, ces jeunes symboles de force et de résistance veulent se libérer des préjugés et stéréotypes injustes à leurs égards.
Pour se faire, la plupart d’entre eux s’arme du courage et de la volonté de réussir, l’un de leurs puissants moteurs pour un avenir meilleur. En effet pour passer de l’ombre à la lumière , thème choisi pour la décennie d’action sociale de Mme Géraldine Alçénat PÉPÉ, c’est la condition sine qua non qui anime les jeunes issus des quartiers populaires. Malgré les défis socio-économiques auxquels ils font face, ils sont animés par une détermination inébranlable à surmonter les obstacles et à réaliser leurs rêves.
Et face à l’Adversité qui sont souvent d’ordre social, économique et environnemental, ces jeunes sont souvent confrontés à des difficultés caractérisées par des problèmes tels que la pauvreté, le chômage, la délinquance et l’accès limité à l’éducation de qualité. Malgré ces défis, nombreux sont ceux qui ne se laissent pas abattre. Ils puisent leur force dans leur volonté de réussir et de s’épanouir, en dépit des circonstances défavorables.
La volonté de réussir devient ainsi un moyen de sortir de la précarité et de se forger un avenir meilleur même s’ils sont conscients que la route sera semée d’embûches, mais leur détermination à surpasser ces obstacles est inébranlable et leur éducation y joue aussi un rôle central car bon nombre d’entre eux considèrent l’école comme un vecteur d’ascension sociale et de réalisation de leurs ambitions. Ils comprennent que l’acquisition de connaissances et de compétences est essentielle pour se frayer un chemin vers un avenir meilleur et aussi contribuer au développement de leur communauté car la réussite est complémentaire c’est-à-dire à la fois individuelle et collective.
Et dans cet esprit de collectivité, certains d’entre eux se convertissent en initiateur de projets, en entrepreuneur et parfois en agent social qui peut être l’une des meilleures voies de la réussite collective. Alors le soutien et l’encouragement dans la communauté sont des facteurs essentiels pour garder cette volonté en accord avec la détermination et la persévérance.
De plus, un changement d’attitude de la société envers ces quartiers peut également contribuer à soutenir la volonté de réussir des jeunes. Cela implique de briser les préjugés et de reconnaître le potentiel et la valeur de ces communautés dynamiques en investissant dans leur avenir, afin de contribuer à bâtir une société plus équitable et inclusive, où chacun peut réaliser ses aspirations, indépendamment de son origine sociale.
En conclusion, pour parodier Aurore Caparros, la volonté est une force qui permet de tout réaliser, y compris ce que l’on croit impossible comme passer de l’ombre à la lumière dans l’enfer social infligé aux représentants de l’avenir : les jeunes des quartiers populeux.
Eunice LÉONARD,
Étudiante en Psychologie et en Sciences de l’Éducation, activiste littéraire
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.