En hommage aux quatre sapeurs-pompiers qui ont péri dans un feu de forêt en Australie le 4 janvier 1999, la journée du 4 mai leur fut dédiée. Comme tout autre métier, celui des sapeurs-pompiers reste l’un des plus estimables car lutter contre le feu demeure un défi majeur pour les autorités d’un pays. Que l’éclatement soit en ville, à la campagne, dans une entreprise, dans une forêt ou autres, les soldats du feu doivent être toujours au pied. Ainsi être sapeur-pompier signifie sauveur de vie. Mais quels sont les principes à respecter pour la bonne pratique de ce métier et la réalité des sapeurs-pompiers haïtiens dans leur mission ? Pour une tentative de réponse, les principes de bases pour l’exercice de sapeur-pompier est bon à connaître.

En géographie humaine, les normes à respecter pour bâtir une ville sont nombreuses. Par définition, une ville est un espace bâti continu qui rassemble une population, des activités (entreprises, commerces), des fonctions (écoles, bâtiments administratifs, tribunal) et un réseau de transports (routes, rues, voies ferrées, aéroport). Pour sa construction, la responsabilité revient à l’urbanisme de surveiller la bonne application de ces règles qui sont : une estimation de 1 000 habitants par ville, des tracés de rues, des sites d’assainissement, des réseaux mais surtout d’emplacement des bouches à incendie pour faciliter le travail des sapeurs-pompiers lors d’un incendie.
En effet, ces dernières y étaient dans les années 50-60, période où ce noble métier était structuré et administré grâce aux engagements des pères des sapeurs-pompiers en Haïti : le père Daniel Weik, l’instaurateur du premier corps de pompier privé en 1873 qui prêtait aussi ses services à l’État haïtien. En 1934, à la fin de l’occupation américaine, Georges Élie a continué la mission des occupants, réformé l’institution et succédé par Gaël Painson dont son expertise en gestion des désastres incendiaires notamment dans les aéroports. Cependant, l’institution par l’absence de matériels et de formation accélérée et surtout par les mauvaises constructions et infrastructures des villes, elle tend à s’effacer progressivement et ce qui constitue un danger pour la population haïtienne dont son histoire de feu est presqu’infernale à cause de leurs mauvaises pratiques et leur mode de vie.
Ainsi, en ayant comme rôle : l’engagement et le sacrifice au sein de la société, les combattants du feu dédient leurs vies à la protection des personnes et des biens contre les incendies. Ce qui implique aussi le risque ultime du sacrifice de leurs vies.

Alors cette journée internationale est l’instant où la communauté mondiale reconnaît et rend hommage au dévouement dont font preuve les pompiers pour assurer un environnement aussi sécurisé que possible à l’ensemble de la société. Elle doit être aussi d’une part, une journée de sensibilisation, de formation et d’engagement envers les sapeurs-pompiers et d’autre part une opportunité de réflexion pour les autorités, la population qui ne sont pas exemptées de la grande flamme.
Eunice LÉONARD
Étudiante en Sciences de l’éducation et en Psychologie, Rédactrice et Activiste Littéraire.
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