Travailler à Cité Soleil, un fardeau | DGD TV

Cela fait environ 3 ans que Cité Soleil connaît une crise permanente, les écoles de cette zone fonctionnent au ralenti, dans une semaine il peut y avoir 2 ou 3 jours de cours à cause des tirs intermittents. De plus, les hôpitaux sont fermés à cause des cadres médicaux qui ont peur d’entrer dans la zone, la population est à la merci et il y a environ neuf mois, une partie de cette dernière est privée d’électricité.

C’est plus qu’un fardeau pour les personnes travaillant dans la commune de Cité Soleil, qui doivent laisser leur domicile chaque matin pour entrer dans cette zone car les chemins menant à ladite commune sont bloqués, et la seule route qui permet d’entrer dans l’un des blocs de cette ville, elle rompt avec une masse d’eau, où de nombreux chauffeurs de Tap-Tap ont peur de la traverser, obligeant les motards à augmenter le coût du passage.

« Nous avons besoin d’environ 100 gourdes par jour pour payer un motard pour passer avec nous dans cette eau, et nous n’avons aucune garantie que nous la traverserons en bon état car il y a ceux qui tombent dessus », relate un professeur qui travaille dans la zone.

Non! Il n’est pas nécessaire qu’il pleuve à Cité Soleil pour que l’eau envahisse les habitants, il suffit qu’il ne pleuve qu’à Delmas et les habitants de Cité Soleil seront en difficulté. Cette question de masse d’eau et d’autres problèmes ont laissé la commune dans une pénurie de ressources humaines, du coup, de nombreuses écoles embauchent des amateurs, des jeunes du quartier où chaque mois ils peuvent leur offrir 3000 Gourdes. La vocation de l’école perd de sa véritable saveur dans cette commune. Rappelons que Cité Soleil est une municipalité qui fait naître de nombreux jeunes qui ont fait leur marque tant au niveau national qu’international et aujourd’hui, qui est malheureusement à genoux.

Dans un entretien avec un enseignant de la commune, il raconte que l’argent qu’il gagne au cours d’un mois a déjà été dépensé en transports et il considère cela comme une corvée, selon lui, si le directeur ne l’augmente pas, il peut céder d’ici janvier. « J’ai 35 ans, je ne peux pas supporter ce fardeau, quand ce n’est pas un problème d’eau c’est le tir qui nous empêche de travailler en toute tranquillité et les enfants n’apprennent pas bien car ni eux ni nous ne sommes sous pression. », poursuit le professeur.

Il y a beaucoup d’écoles qui ont déménagé parce que les cadres ne veulent pas entrer dans le quartier et il y a des coups de feu qui pénètrent dans les salles de classe au milieu du cours, dont le Lycée National De Cité Soleil, une école publique.

Nous vous rappelons que Cité Soleil est l’un des plus grands bidonvilles d’Haïti, divisée en 34 quartiers et située dans le département de l’Ouest et dans le l’arrondissement de Port-au-Prince.

La Rédaction

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Publié par DGD TV

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