Centre d’Action pour le Développement « CAD » se préoccupe de la situation frontalière face au COVID-19|DGD TV|

Depuis 2015, Centre d’Action pour le Développement « CAD » en collaboration avec l’Institut du Bien Etre Social et de Recherches (IBERS) assure la prise en charge des enfants non- accompagnés (ENAS) rapatriés et déportés de la République Dominicaine dans la commune de Ganthier, zone frontalière et les zones avoisinantes. CAD contribue également au renforcement des capacités des institutions étatiques travaillant dans la protection de L’ enfant. Face à la pandemie de la COVID-19, Centre d’action pour le developpement « CAD » se trouve dans l’obligation de tirer la sonnette d’alarme afin d’attirer l’attention des autorités concernées sur la situation des haïtiens ainsi que des enfants vivant en République Dominicaine et qui sont en train de victimes de déportations collectives par les autorités dominicaines endehors de tous les normes du droit international humanitaire.
En effet,des personnes dont des enfants Non accompagnés, rapatriées et déportées qui ont été interrogés sur leur situation par las agents du Centre d’Action pour le Développement « CAD », ont confirmés qu’elles sont déportées dans des conditions inhumaines en violations de leurs droits fondamentaux,malgré,qu’elles ont plusieurs années en République Dominicaine comme travailleurs migrants. Par ailleurs, certaines personnes rapatriées ont déclarée que: « la seule solution de survivre face aux conséquences du coronavirus a été de se faire volontairement rapatrier par les militaires dominicains » Ils soutiennent que les autorités après avoit pris la decision de « Confinement », ont procédé à la distribution de kits alimentaires seulement aux citoyens dominicains,entrainant et la faim de nos concitoyens. Vivant sur le territoire dominicain, ce qui constitue une violation de la convention internationale contre toutes les fornes de discrimination raciale à laquelle l’État dominicain est partie.

De plus , Centre d’Action pour le Développement « CAD » a constaté: les mauvaises conditions de l’acceuil de rapatriement du coté haïtien, l’insuffisance d’argent ou infirmière du Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) qui effectuent des tests de température corporelle, la quasi absence de mesures des autorités communales,la violence qui se déveleppe au niveau des points non-officiels qui sont plus en plus fréquentés par les commerçants dominicains depuis la fermeture officielle de la frontière, l’insufisance si l’ on ne veut pas dire l’absence de matériels adéquats des agents de l’ Institut de Bien Etre Social et de Recherche ( IBESR) et l’augmentation de la vulnérabilité des mineurs fréquentant la frontière avec ou sans leurs parents.
Centre d’Action pour le Développement « CAD » salue les quelques efforts des autorités communales de fond parisien et Granthier en matière de sensibilisation et profite de l’ occasion ,pour exhorter les autorités de l’ État centrale travaillant dans le domaine de protection de l’ Enfant à prendre des mesures pour assurer les intérêts et la protection des enfants,considérant qu’en situation de crise ces derniers sont plus vulnérables. Centre d’Action pour le Développement « CAD » Demande aussi aux autorités en matière de migration et de santé de travailler sur les conditions de rapatriement et de déportation afin qu’elles soient conformes aux mesures hygiéniques contre la propagation du COVID-19 tout en prenant en compte le respect de la dignité humaine.

Samuel CHARLES
Directeur AI du Centre d’Action pour le Développement (CAD

Publié par DGD TV

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