
Le coronavirus est un virus ARN sous forme de couronne. Il a un taux de mutation très élevé comme le VIH. Il est transmis par contact direct de l’homme à l’homme ou dans l’air pendant les éternuements et sa période d’incubation est comprise entre 10-14 jours.
Un nouveau coronavirus a été découvert en chine en décembre 2019 et a déjà fait beaucoup de mort et on vient de dépister un troisième cas en France au moment de la rédaction de cet article.
Ceci dit qu’Haïti doit se mettre en garde contre l’entrée de ce virus sur son territoire, s’il n’est pas déjà présent dans nos murs.
Voici quatre (4) facteurs qui doivent pousser les Haïtiens à s’inquiéter pour le coronavirus :

1- Faiblesse du système l’état Haïtien
La faiblesse de l’état Haïtien affecte le secteur de la santé comme tous les autres secteurs en Haïti. Dans un pays ou le libre échange est trop libre, où les étrangers entrent et sortent comme en dehors d’un contrôle efficace, il y a de quoi s’inquiéter d’une propagation des germes dans le cas d’une pandémie. Prenons l’exemple de nos jours que le marché informel s’approvisionne beaucoup plus en chine et en république dominicaine. En ce sens beaucoup d’Haïtien voyagent vers la chine comme partout dans le monde. Il est devenu très facile de venir avec le virus en Haïti. Les chinois aussi bien les français, ils peuvent entrer et sortir en Haïti sans aucune explication à donner à la république. Donc, on ne peut s’attendre qu’au désastre.
2- Faiblesse du système de santé Haïtien
La faiblesse du système de santé en Haïti ne date pas d’aujourd’hui et n’est pas non plus un secret. On sait tous aussi que la qualité des soins de santé en Haïti est un pari à gagner, où la surveillance épidémiologique est pratiquement faible soit par manque de disponibilité des structures de santé répondant aux normes, soit par un personnel de santé insouciant et soit par la faiblesse de la promotion de la santé en Haïti. En ce sens, si des mesures de prévention ne sont pas prises en amont avant l’apparition de ce virus en Haïti, on va compter beaucoup de cadavres. C’est dommage qu’on ne sera pas non plus en mesure de les dénombrer toujours à cause de la faiblesse du système de santé et le manque d’information des membres de la communauté.
3- Situation socio-économique précaire de beaucoup d’Haïtiens
La majorité des Haïtiens vivent dans les quartiers populaires sans infrastructures et dans des situations économiques très précaires. Ces personnes n’ont les moyens disponibles pour pratiquer la prévention et ne pourront pas non plus se payer les soins de santé existants entre Guillement. Il est évident que si par malheur ce virus est entré en Haïti, on sera dans un mauvais pétrin.
4- Environnements malsains
L’environnement est un déterminant de la santé. Il est tout à fait normal que si l’environnement n’est pas propre qu’il favorise la propagation des microbes et de toutes sortes de maladies. Les Haïtiens sont déjà prédisposés à recevoir toute sorte d’épidémie à cause de la vie quotidienne qu’ils partagent avec les détritus et les insectes. Cette situation demande un effort personnel et étatique pour en sortir. Compte tenu des tas d’immondices à travers les rues, il est difficile d’espérer le respect des mesures d’hygiène tant personnels que collectifs. Dans ce cas, le contact des Haïtiens avec ce Coronavirus serait fatale au détriment des Haïtiens.
Conseils :
La vigilance est de mise pendant toute cette période de tension, jusqu’à ce que l’épidémie soit passée. Quand on parle de vigilance, on fait référence au respect des mesures d’hygiène comme :
- Se laver systématiquement les mains.
- Bien cuire les aliments surtout les viandes importées.
- Eviter les contacts directs avec les malades.
- Porter des masques au cas ou allez être en contact avec des personnes suspect de syndrome grippale.

Djina GUILLET DELATOUR
Spécialiste en santé communautaire
Restez connecté avec DGD TV sur Facebook en cliquant sur ce lien: http://www.facebook.com/dgdtv2/.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.