Chaque 20 novembre, le monde commémore la Journée des droits de l’enfant en parlant à tous de l’importance de cette journée.

En 1954, l’Assemblée générale des Nations Unies recommande que tous les pays instituent une Journée mondiale de l’enfance, sans pour autant en fixer le jour.

Le choix du 20 novembre fait référence à la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 novembre 1989 ; cette adoption découle elle-même de la Déclaration des droits de l’enfant en date du 20 novembre 1959.

La Somalie (dont le régime était fragilisé durant la fin des années 1980, puis ébranlé par la guerre civile) a signé le traité international correspondant à cette convention CIDE mais ne l’a ratifié que tardivement. En 2016, les États-Unis restent donc le seul pays à ne pas avoir formellement ratifié ce traité.

Pour marquer cette Journée mondiale de l’enfance, un certain nombre d’événements sont organisés par les acteurs du monde de l’enfance.

En France, le Défenseur des enfants remet un rapport au Président de la République et au Parlement.

l’UNICEF organise également des manifestations (dîners de gala, expositions, etc.

Les 4 droits principes fondamentaux aux droits de l’enfant

La non-discrimination; la priorité donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit de vivre, de survivre et de se développer ; le respect des opinions de l’enfant.

Au-delà de ces principes, on peut citer les droits fondamentaux de l’enfant définis par le texte de la Convention :

Droit à une identité (articles 7 et 8)

Droit à la santé (articles 23 et 24)

Droit à l’éducation, (article 28)

Droit à la vie en famille (articles 8, 9, 10, 16, 20, 22 et 40)

Droit d’être protégé de la violence (article 19 et 34)

Droit de s’exprimer (article 12 et 13)

Droit d’être protégé de la guerre (articles 38 et 39)

Droit d’être protégé de l’exploitation (articles 19, 32, 34, 36 et 39)

Droit à l’égalité et au respect des différences (Préambule §§ 1, 3 et 7, articles 2, 3 et 28)

Tout enfant a les mêmes droits, quelles que soient les différences de race, de couleur de peau, de religion, de langue ou de culture, qu’il soit un garçon ou une fille, qu’il soit handicapé ou bien portant.

Le monde commémore ce 20 novembre la Journée internationale des droits de l’enfant. Cette année est également marquée par la célébration du 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, une occasion pour évaluer l’application de ces droits, sachant qu’à ce jour, 193 pays l’ont ratifiée.
La situation des enfants dans le monde, en particulier dans les zones de guerre, est marquée par des violations aussi flagrantes que croissantes, au point d’être utilisés comme boucliers humains. Les enfants sont ainsi devenus les premières victimes dans les zones de conflit, ce qui a eu un impact négatif sur leur situation, se trouvant désormais contraints à l’émigration.
La famine et l’insécurité alimentaire dans de nombreux pays pauvres ont également assombri la situation des enfants, ce qui va à l’encontre de leurs droits fondamentaux tels que les droits à la survie, à la croissance, au développement et à la protection contre les mauvais traitements et l’exploitation. Malgré les efforts de la communauté internationale pour prévenir les violations des droits de l’enfant, ce phénomène est toujours présent dans de nombreux pays.
Dans ses rapports, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a mis en garde contre les violations des droits des enfants et leur exploitation (exploitation sexuelle, emploi précoce, non-garantie du droit à l’éducation et à la santé, etc).
Le Maroc a ratifié la Convention internationale sur les droits de l’enfant en 1993 et tente d’être au diapason des Conventions internationales relatives aux droits des enfants, et ce conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution du Royaume.
Au cours des 20 dernières années, le Maroc a ouvert d’importants chantiers dans le domaine de la protection de l’enfance. Cette politique permet au Maroc de disposer de systèmes de protection intégrés des enfants, conformément aux principes du droit international ratifiés. Parmi ses objectifs, il y a le renforcement du cadre légal de protection des enfants et de son efficacité, la création de mécanismes territoriaux intégrés de protection de l’enfance, la définition de normes pour les établissements et les pratiques et la promotion des normes sociales de protection, l’instauration de systèmes d’information, de suivi et d’évaluation et la mise en place d’un environnement protégeant les enfants contre toutes les formes de négligence, d’oppression, de violence et d’exploitation, etc.
Malgré quelques défaillances en termes de mise en œuvre de cette politique, surtout au niveau territorial, elle reste une plateforme de convergence des efforts déployés par chaque département concerné à l’instar du Conseil national des droits de l’Homme, la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, la protection et l’intégration des enfants, l’Observatoire national des droits de l’Homme. Sans oublier le rôle de premier plan des associations de la société civile s’occupant de l’enfance et leur plaidoyer permanent sur ses questions essentielles.


Sources : Libération.com, Wikipédia.

Géraldine Alçenat PÉPÉ, formatrice en droits de l’enfant.

Publié par DGD TV

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