17 500 écoles répertoriées dans la nouvelle cartographie scolaire haïtienne.
EN HAÏTI, 1 ADULTE SUR 2 NE PEUT PAS LIRE OU ÉCRIRE 40% DES ENFANTS DE 6 À 11 ANS N’ONT PAS LA CHANCE D’ALLER À L’ÉCOLE.

L’éducation est le socle de l’épanouissement individuel de tout homme et des transformations sociétales. C’est dans cette optique que l’éducation occupe une place très importante dans le développement économique et social des nations. Selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, « toute personne a droit à l’éducation » (ONU, 1948). Ainsi, le pacte des droits économiques sociaux et culturels établit clairement que seul l’enseignement de base est universel et obligatoire.

En Haïti, 40% des enfants ne vont pas à l’école. Par conséquent, la loi sur l’obligation scolaire n’est pas respectée.
Par contre, le niveau d’élèves est faible: les redoublements sont fréquents et l’âge moyen des élèves est élevé: 70% des élèves commencent à entrer à l’école à l’âge de 9 ans. Le niveau des enseignants est également très bas et l’État ne contrôle pas les diplômes et la formation, faute de ressources humaines et financières.
Taux d’alphabétisme
Selon ECVH, 54,1% de la population de 15 ans et plus déclarent savoir lire et écrire, toutes langues confondues. Mais le taux de l’alphabétisme des femmes (48,6%) est nettement en deçà de celui des hommes (60,1%). Le milieu rural demeure le parent pauvre (38,6%) la Grande-Anse. Ceci étant, les progrès intergénérationnels sont tangibles. A tout le moins, les jeunes de 15-29 ans sont massivement alphabétisés (75,4%), ce n’est pas autre chose que le vieux 60 ans et plus (18,1%).
Fréquentation scolaire
Fréquentation scolaire de la population de 6 ans et plus
31,5% de la population de 6 ans et plus ne sont jamais allés à l’école. Les individus jamais scolarisés comptent
11.0% et 17.6% dans l’Aire Métropolitaine et les autres villes. On trouve des proportions plus ou moins fortes de personnes n’étant jamais fréquenté l’école chez les femmes (35,5%), chez les personnes âgées de 40 ans et plus (entre 50% et 78%), chez
les individus appartenant aux ménages des trois premiers quintiles (entre 36% et 45%).
Taux brut de scolarisation au préscolaire
Les enfants fréquentés le préscolaire représentent 44% de la population d’âge préscolaire (3-5 ans). Le taux
brut de scolarisation au préscolaire est plus élevé chez les garçons (47%) que chez les filles (41%).
Taux net de scolarisation au cycle primaire
60% des enfants de 6 à 11 ans sont scolarisés au primaire sur l’ensemble du territoire. Le retard du milieu rural est breveté: un peu plus d’un enfant de 6-11 ans sur deux ans à l’école primaire en milieu rural contre plus de sept enfants sur dix dans l’Aire métropolitaine (72%) et dans les villes de province (75%).
En tout cas, le taux net de scolarisation au primaire des filles et des garçons sont très proches, le taux net de scolarisation pour les filles étant légèrement supérieur à celui des garçons 60% pour les premières contre pour les seconds.
L’État ne construit pas suffisamment d’écoles pour contrôler le système. Le système scolaire est donc dominé par le secteur non public, l’éducation étant assurée par des organisations religieuses, non gouvernementales ou à but non lucratif. Plus de 80% des écoles primaires ne sont pas publiques et accueillent plus de 80% des élèves. La majorité de ces écoles dépendent de partenaires internationaux (Canada, États-Unis et France).
Chacune de ces écoles fournit ses propres livres, leurs programmes sont différents de ceux du ministère, ils ouvrent leurs écoles à tout moment, ils font leurs propres examens, et non en fonction de la gestion des affaires scolaires en Haïti. (MENFP) La raison en est simple car ils ont plus d’écoles et que l’État ne fait pas ses devoirs.

Le système éducatif haïtien comprend les secteurs non formel et formel. Le premier s’occupe de l’alphabétisation et la post-alphabétisation des personnes âgées de 15 ans et plus. Quant au deuxième, il s’organise selon cinq grands niveaux :
- l’éducation préscolaire;
- l’enseignement fondamental
- l’enseignement secondaire,
- l’éducation professionnelle
- l’enseignement supérieur.


Géraldine Alçenat PÉPÉ, étudiante en Sciences de l’éducation.
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