Le quotidien des personnes handicapées en Haïti est truffé de difficultés pratiques ou de réalités non adaptées à leur handicap.

La vie d’une personne handicapée en Haïti est un calvaire : rares sont les bâtiments accessibles aux fauteuils roulants, beaucoup de conducteurs ignorent qu’une personne qui utilise une canne blanche est non-voyante, et dans les administrations publiques trouver quelqu’un qui parle la langue des signes, ou un document en braille, est une mission quasi-impossible. Les défis sont donc énormes et en plus, par manque d’éducation, le handicap est perçu par beaucoup en Haïti comme une chose maléfique.

Les besoins sociaux restent énormes dans le secteur des personnes handicapées. La Haïtienne intègre encore beaucoup trop peu la préoccupation du handicap dans son fonctionnement quotidien, dans les services qu’elle organise, dans l’accueil et les structures qu’elle propose.

Dans la vie ordinaire, ce sont souvent des problèmes d’accès et de fonctionnement qui font obstacle à l’intégration de la personne handicapée. Elle doit pouvoir a lotccéder à une diversité d’offres correspondant au mieux à ses attentes. Le quotidien des personnes handicapées est truffé de difficultés pratiques ou de réalités non adaptées à leur handicap. La mobilité pose problème. L’accès matériel aux services publics les plus communs peut poser problème. L’exercice d’une activité professionnelle ou simplement l’accès à l’emploi est problématique. Même l’environnement familier est source de difficultés. On pourrait multiplier les exemples. Certes, la préoccupation de la personne handicapée dans l’organisation de la vie en société a fait de nets progrès. Mais la situation reste largement insuffisante et le combat est quotidien. L’enjeu est évidemment d’abord culturel : comment faire en sorte que cette préoccupation soit présente partout ? Comment l’intégrer dès la conception des services et initiatives que l’on met en place ? Comment permettre aux personnes handicapées d’avoir accès à tous les services et aides dont dispose l’ensemble des citoyens ? Privilégier l’accueil et la participation des personnes handicapées dans les services ordinaires est un préalable à une réelle intégration. Les services d’aides familiales l’intègrent-ils ? Et les services « Population » des administrations communales ? L’aménagement du territoire est-il conçu en tenant compte des réalités des personnes handicapées ? Les transports en commun sont-ils adaptés ? Autant de questions que l’on peut multiplier et qui démontrent l’ampleur du travail qui reste à accomplir pour améliorer la qualité de l’accueil des services de proximité. D’un point de vue global, une réflexion et une action spécifiques doivent donc être menées par l’ensemble des opérateurs de services pour apporter des solutions adéquates en milieu « ordinaire », comme on dit. Le rôle des organismes doit donc rester résiduaire, c’est-à-dire porter sur ce qui n’est pas pris en charge par les services ordinaires.

Chaque année, il y a toujours des marathons pour envoyer les enfants à l’école, mais rares pour les enfants handicapés. Si vivre en Haïti avec 2 pieds, 2 mains, 2 yeux est difficile pour nous tous les jours et pour les personnes handicapées. Étant donné que les écoles ne sont pas conçues pour eux, les enfants handicapés ne sont pas nés pour aller à l’école. nous avons besoin d’une école inclusive.

La vie quotidienne des personnes handicapées en Haïti est une misère. Nombre d’entre elles doivent demander de l’argent dans les rues pour manger un pain quotidien. Si pour vous, trouver un travail dans ce pays est difficile et pour eux. Nous nous souvenons de quelle institution en Haïti ne fournit que du travail aux personnes handicapées. Au contraire, nous les humilions, nous les blessons quand ils viennent nous demander quelque chose à manger. Qui savons-nous qui voudrait être handicapé, mais savions-nous en quelques secondes que nous pourrions devenir handicapés.

En 2009 révèle que 800 000 personnes sont handicapées en Haïti selon l’estimation de Handicap international et RANIPH à cette époque, il y avait 9 millions d’habitants. Après le 12 janvier 2010, de nombreuses personnes sont devenues handicapées, ce qui signifie que le nombre de 800 000 personnes a considérablement augmenté.

Sources :RFI

Géraldine Alçenat PÉPÉ

Publié par DGD TV

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