
L’histoire de la Suisse commence avec Jules César et ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Après les Grandes invasions, qui esquissent les frontières linguistiques du pays, des alliances se tissent entre petits États au Moyen Âge, entre 1291 et 1332, pour former la Conféd kiération des III cantons, la première étape de formation de la Confédération suisse. Puis la Confédération des VIII cantons se constitue par des alliances défensives successives jusqu’en 1481. Pendant les siècles suivants, la Confédération des XIII cantons va se construire progressivement et acquérir une reconnaissance internationale définitive en 1648. Découpée et réorganisée en République helvétique durant son occupation par la France révolutionnaire, la Suisse obtient en 1803 de Bonaparte un statut fédéral. La Suisse passe alors à vingt-deux cantons avant de regagner sa pleine souveraineté en 1815. Elle affronte ensuite une guerre civile et religieuse de laquelle émerge l’État fédéral de 1848. Tenante d’une politique de neutralité, la Suisse traverse les épreuves du xxe siècle sans connaître la guerre.
La Suisse depuis 1848 est une fédération de cantons, aujourd’hui au nombre de 26.
Les sept départements fédéraux incluent le Département fédéral des affaires étrangères, le Département fédéral de l’intérieur, le Département fédéral de justice et police, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, le Département fédéral des finances, le Département fédéral de l’économie et le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication.
Un président de la Confédération est élu pour une année parmi les conseillers fédéraux par l’Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour en fonction de leur ancienneté.
Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux fédéraux.
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie qui peut être qualifiée de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d’une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d’une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d’agir sur un acte décidé par l’État : il s’agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l’initiative populaire qui est le droit d’une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l’adoption, la révision, ou l’abrogation d’une disposition constitutionnelle.
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Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l’Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l’espace de 100 jours pour qu’il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n’est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte. Le référendum obligatoire impose, comme son nom l’indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et de canton.
L’armée suisse est composée des forces terrestres et des forces aériennes. La Suisse n’ayant pas de côte océanique, la marine est inexistante mais une flotte de bateaux armés est maintenue sur les lacs frontaliers. La particularité de l’armée suisse est son système de milice. Les soldats professionnels constituent seulement environ 5 % du personnel militaire. Le reste est formé par des citoyens conscrits âgés de 18 à 34 ans (dans certains cas jusqu’à 50 ans). Les citoyens suisses (à l’exception des binationaux) n’ont pas le droit de servir dans des armées étrangères à l’exception de la Garde pontificale.
La structure du système de milice stipule que le soldat garde chez lui son propre équipement, incluant le bien connu couteau suisse et l’arme personnelle. Ceci n’est pas sans susciter des controverses de la part de certains partis politiques et d’associations. Le service militaire obligatoire concerne tous les citoyens suisses de sexe masculin. Ces derniers reçoivent en général leur ordre de marche vers 19 ans pour le recrutement. Les femmes peuvent aussi servir dans l’armée sur base volontaire. Annuellement, environ 24 000 personnes sont entraînées dans des écoles de recrue pendant 18 à 21 semaines. La réforme Armée XXI a été adoptée par vote populaire en 2003, remplaçant le modèle Armée 95 (qui lui-même avait remplacé le modèle Armée 61 avec près de 800 000 soldats mobilisables), et réduisant les effectifs de 400 000 à environ 210 000 personnes, parmi lesquelles 130 000 sont en service actif et 80 000 sont des unités de réserve.
En tout, trois mobilisations générales ont été déclarées pour assurer l’intégrité et la neutralité de la Suisse. La première a été tenue en l’occasion de la guerre franco-prussienne de 1870. La seconde a été décidée à l’éclatement de la Première Guerre mondiale en août 1914. La troisième mobilisation de l’armée a pris place en septembre 1939, en réponse à l’attaque allemande de la Pologne ; Henri Guisan fut élu général.
Le système politique de la Suisse est celui d’un État fédéral comportant trois niveaux politiques : la Confédération, les cantons et les communes. Les 26 États fédérés cèdent une partie de leur souveraineté à l’État fédéral. État démocratique, il se caractérise par une démocratie semi-directe, l’importance des droits civiques, politiques et fondamentauxainsi que la neutralité en politique extérieure. La politique interne respecte la séparation des pouvoirs. Elle répond à la nécessité de recherche de consensus liée aux diversités régionales et linguistiques, par une représentation équilibrée au sein des institutions.
Dans un pays où cohabitent de multiples communautés linguistiques et religieuses, le système politique est l’un des rares dénominateurs culturels communs de la Suisse. Il s’agit même d’un des fondements de l’identité national. Ce système est stable, les institutions politiques suisses datant pour l’essentiel de 1848 à l’exception du référendum populaire et de l’initiative.
Un député ou une députée en Suisse est un élu qui siège soit à la chambre basse du Parlement au Conseil national, soit à la chambre haute du Parlement au Conseil des États soit dans un législatif cantonal appelé Grand Conseil.
Politique étrangère et européenne
La Suisse, ne faisant pas partie de l’Union européenne, entretient néanmoins des relations étroites avec elle, grâce à différents accords. Environ vingt accords principaux et une centaine d’accords secondaires, en tout, ont été conclus au fil des ans dont l’Accord de libre-échange (AELE) de 1972, l’Accord sur les assurances de 1989, les Accords bilatéraux I de 1999 et les Accords bilatéraux II de 2004.
Sur le plan économique, au niveau du commerce extérieur en 2008, 62 % des exportations, pour un montant de 128 050,7 millions de francs suisses et 81,2 % des importations pour un montant de 151 775,2 millions de francs suisses, se sont faites avec l’Union européenne. Sur le plan humain, en 2008, 405 393 Suisses vivent dans l’Union européenne et 1 026 495 citoyens européens vivent en Suisse.
Le peuple suisse a été amené à se prononcer à de nombreuses reprises, où les Suisses refusèrent à 50,3 % de faire partie de l’Espace économique européen, sur les relations qu’il voulait entretenir avec l’Union européenne. Ce fut le cas notamment sur les accords bilatéraux et l’entrée de la Suisse dans l’espace Schengen Qui, après acceptation, permirent aux citoyens membres de l’Union européenne de se voir faciliter l’entrée et l’emménagement en Suisse, et vice-versa.
Éducation en Suisse
Les compétences des autorités fédérales suisses sont limitées pour l’école obligatoire, laquelle comprend le primaire et le secondaire pour la partie qui concerne des élèves jusqu’à 16 ans. Pour ces secteurs, il est en conséquence peu approprié de parler de système éducatif Suisse. En effet, même si des tentatives d’harmonisation ont d’ores et déjà abouti, il est légitime de considérer que la Suisse compte 26 systèmes éducatifs, soit un par Canton.
L’enseignement supérieur est également appelé degré tertiaire de l’éducation. L’offre de formation à ce niveau en Suisse est très importante. Elle se divise principalement en deux domaines, celui des hautes écoles et celui de la formation professionnelle supérieure.
- Le domaine des hautes écoles comprend les hautes écoles universitaires (universitéscantonales et écoles polytechniques fédérales) ainsi que les hautes écoles spécialisées, les hautes écoles pédagogiques et les écoles supérieures.
- Le domaine de la formation professionnelle supérieure est constitué par toutes les autres formations de degré tertiaire préparant au brevet fédéral ou au diplôme fédéral. La formation professionnelle supérieure se caractérise par une offre large et diversifiée d’institutions privées.
La sécurité sociale en Suisse est le système suisse d’indemnisation des citoyens victimes des aléas de la vie (comme le chômage, la maladie, les accidents, la vieillesse, le décès d’un parent pour un mineur, etc.). Elle n’est pas unifiée en Suisse, puisqu’on dénombre 3 assurances sociales différentes de type universel (qui protègent l’ensemble de la population résidant en Suisse contre les risques maladie, vieillesse, survivants et invalidité), 4 assurances sociales qui ne s’adressent qu’aux personnes salariées (en cas de chômage, d’accident, de vieillesse, d’invalidité, etc.), 2 assurances sociales qui ne concernent que les militaires et les personnes engagées dans la protection civile ou le service civil (une qui compense le gain perdu et l’autre qui est une assurance généraliste), une assurance sociale qui s’adresse aux seules mères qui ont un emploi (allocations de perte de gain en cas de maternité) et enfin une assurance sociale qui soutient la famille (allocations familiales).

Recherche et rédaction Géraldine PÉPÉ.
Sources :
- Ask.com
- Bing
- Wikimedia
- Exalead
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