
Cette année encore, le Rassemblement des volontaires avisés et généreux pour l’évolution du pays (RAVAGEP) a frappé invitant les plus jeunes, particulièrement les filles de Cité-Soleil, à participer dans ses ateliers de formations pour la troisième édition de Klas Kou Ete autour du thème “An n bati lavni”. Le bien fondé de cette initiative est de permettre à ce que les jeunes filles qui soient incapables de payer des frais d’études universitaires et/ou professionnelles de profiter des ateliers d’été pour acquérir les prérequis d’un métier manuel. Nous avons rencontré l’une des membres de RAVAGEP, Stephania Zema, qui nous en dit plus.
Laïka Mezil : Tout d’abord, dites-nous quelle est la mission de RAVAGEP ?
Stephania Zema : Depuis des années, le Rassemblement des volontaires avisés et généreux du PAYS (RAVAGEP) s’engage dans la formation des jeunes filles de Cité Soleil dans le but d’aider celles dépourvues de métiers à avoir une arme avec quoi faire face à la situation économique du pays. Notre mission est de contribuer dans le leadership des jeunes du pays pour avoir une communauté forte, responsable de leur propre développement social et
économique en construisant un réseau de jeunes actifs pour un développement durable.
L.M. : Qu’est-ce qui vous a poussé à implémenter une telle activité dans la zone ?
S.Z. : Nous avons constaté que beaucoup de jeunes dans la zone sont bourrés de potentialités, mais leur faible moyen économique ne leur permet pas d’en profiter. Nous avons alors eu l’idée d’implanter un atelier de couture pour les jeunes filles de la communauté, mais nous n’avions pas de local, pas d’enseignant, ni de machine à coudre. Cela semblait impossible, mais grâce à l’aide de Sakala qui nous a fait don d’une machine à coudre et à mon entière implication, cela a pu être possible. Nous avons aussi constitué des clubs de devoir devant aider les jeunes à mieux cerner certaines matières. Nous donnons aussi des cours de macramé pour les plus petits. Et des formations sur la planification familiale et entrepreneuriat sont disponibles pour les plus âgées. Ainsi, sauront-elles plus autonomes à l’avenir.
L.M. : Comment cette activité a-t-elle été accueillie ?
S.Z. : Très bien. Avec le nombre de participantes, nous sommes à la recherche de partenaires pour nous aider à acquérir au moins deux autres machines afin de mieux répondre à la demande et de permettre aux filles de pratiquer davantage. De plus, les nombreux feedback qu’on a eu des enfants sont positifs. Les parents sont très satisfaits aussi des résultats scolaires des enfants et apprécient énormément le club de devoir, car quand les enfants arrivent à la maison tout est déjà fait et ils n’ont pas à s’inquiéter pour les devoirs.
L.M. : Vous êtes à votre troisième édition, êtes-vous satisfait du résultat ?
S.Z. : Pas entièrement. Mais nous sommes heureux de constater l’impact positif de cette activité sur la vie de nos jeunes filles. Elles mettent en pratique ce dont elles ont appris et certaines vivent différemment désormais. Mais pour que nous soyons amplement satisfaits, faudrait que l’on puisse créer des ateliers de couture, les aider à atteindre leur propre objectif en créant leur propre business. Cela pourrait être bénéfique pour la communauté en général et pour elles en particulier.
L.M. : À travers cette activité, vous aidez pas mal de jeunes filles en difficultés. Le faites vous avec le support de quelques partenaires en dehors de Sakala ?
S.Z. : Nous avons envoyé beaucoup de demandes de supports et nous n’avons pas reçu que très peu de lettres en retour. Il y a Sakala comme je l’avais dit tantôt ; RAJEPRE (le Réseau de la jeunesse engagée pour la protection réelle de l’environnement), il nous a fournit l’espace pour la tenue des formations, PAC Haïti qui nous a apporté un soutien économique. Ce sont là les partenaires qui ont répondu à notre appel.
L.M. : Dans votre programmation, vous avez inclus une campagne de sensibilisation pour la
rentrée scolaire, comment cela se passe en ce moment ?
S.Z. : Cela avance bien. Le but de ce programme est de nous permettre d’augmenter le nombre de bénéficiaires. Car, comme nous l’avions mentionné tantôt, la situation économique des parents est catastrophique et nous voulons leur venir en aide et envoyer ainsi plus d’enfants à l’école.
Laïka Mezil : Si quelqu’un veut faire une donation, comment pourra-t-il procéder ?
Stephania Zema : Pour procéder à une donation, une personne peut nous envoyer de l’argent via MonCash sur le numéro du coordonnateur Samuel Cadet. Et si vous êtes dans la diaspora, vous pouvez contacter Mme Altagrace Boucicault Orphé. Consultez notre page facebook RAVAGEP en cliquant faire un don, vous y trouverez les numéros vous pouvez aussi cliquer sur la campagne gofundme #AnnBatiLavni en visitant notre page. Merci.
Propos recueillis par :
Laïka Mezil

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